Grange Lioujas

Le terme « grange » doit être associée à une exploitation agricole, un domaine ecclésiastique appartenant à l’abbaye de Nonenque, comprenant à la fois, les bâtiments agricoles et l’ensemble des terres, près, friches, devèses, bois… dirigés par le grangier (le fermier).

En 1527, au cœur de la Renaissance rouergate, le domaine vient d’être repris en main par l’abbesse « Delphine de Roquefeuilh » (1) . En effet, à cette date  (2) la grange vient d’être « édifficada tota de nau, per so que aquella que y era per avant, forec caduqua & venc à ruyna & tombet » (construite toute neuve, parce que celle qui y était auparavant, était fort délabrée et vint en ruine et s’écroula) . On peut supposer que le domaine a du souffrir de la difficile période de la guerre de 100 ans & des pillages des routiers. Mais la guerre de Cent Ans est bien finie et l’abbesse de Roquefeuil « seigneuresse » de Lioujas, mène par cette reconstruction, ainsi que celle de l’église de Cayssac et la très fine statue de Sainte Anne, une véritable politique de mécénat architectural et religieux.

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1) Inventaires des terres et possessions de la grange de Lioujas appartenant à l’abbesse de Nonenque  (en 1527 ; archives départementales de l’Aveyron, cartulaire de Nonenque, 33 H)

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2) Extrait de l’inventaire du domaine de la Grange en 1527 avec descriptif des divers bâtiments en occitan;  ADA , 33 H)